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Le faucon devient colombe

« Ce n’est pas moi qui ai changé. Je crois que la situation a changé. Tant que l’existence d’Israël était menacée, j’étais ce que vous appelleriez un faucon (…) Dès que j’ai senti que les Arabes étaient ouverts à la négociation, j’ai dit que c’était ce que nous préférions aussi », disait-il au magazine Time en février. Celui qui rejetait autrefois tout compromis avec les pays arabes hostiles disait avoir été converti après 1977 et la visite historique du président égyptien Anouar el-Sadate à Jérusalem conduisant au premier traité de paix arabo-israélien (1979). Le 4 novembre 1995, Shimon Peres frôle la mort de justesse, contrairement au Premier ministre Yitzhak Rabin abattu par Yigal Amir. À la suite de cette mort brutale, il redevient Premier ministre et réaffirme sa volonté de poursuivre le processus de paix. Il avance de six mois le scrutin  qui doit désigner le Premier ministre israélien au suffrage universel par les citoyens. Pendant la campagne électorale, alors qu’il est à la fois Premier ministre et ministre de la Défense, il lance l’opération militaire Raisins de la colère dans le Sud du Liban ; 106 civils sont tués durant le bombardement de Cana e’ l’image de Shimon Peres est fortement endommagée, en Israël comme à l’étranger et sa cote de popularité s’effondre. Le 29 mai 1996, le Premier ministre sortant est battu de justesse par le candidat du Likoud, qui recueille 50,5 % des voix. Pour beaucoup, cet échec sonne le glas de sa carrière politique.

Une carrière en progression constante

Shimon Peres continue d’agir en tant qu’« ambassadeur » non officiel d’Israël, grâce au prestige et au respect dont il jouit dans l’opinion publique internationale et dans les cercles diplomatiques. En 1997, il fonde le Centre Peres pour la paix. Ministre de la Coopération régionale le 6 juillet 1999, il est battu l’élection présidentielle de 2000, à la surprise générale, par Moshe Katsav. Contre toute attente, il accepte la fonction de vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Ariel Sharon. Après que Shimon Peres soit battu à l’élection interne du Parti travailliste de 2005, il participe à la création de Kadima, nouveau parti à vocation centriste créé par Sharon en vue des élections anticipées de mars 2006. Après la victoire de Kadima, il devient vice-Premier ministre du gouvernement de coalition qu’Ehud Olmert forme avec les travaillistes et gère également le porte-feuille de ministre du Développement régional chargé de la Galilée et du désert du Néguev.

Président de l’État d’Israël

Candidat à l’élection présidentielle, il arrive en tête du premier tour à la Knesset le 13 juin 2007. Le 15 juillet 2007, Shimon Peres est investi président de l’État d’Israël après avoir prêté serment devant les membres de la Knesset pour un septennat. Il s’agit alors de restaurer le prestige de la fonction du président de l’État d’Israël, salit par des scandales de mœurs impliquant l’ex-président Katsav. Fin 2007, Shimon Peres est le premier dirigeant l’État d’Israël à prononcer un discours devant la Grande assemblée nationale de Turquie ; puis il est décoré par la reine Élisabeth IIEn janvier 2009, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, Shimon Peres et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan ont une violente discussion autour de l’intervention israélienne à Gaza. Le chef du gouvernement turc, énervé, déclare qu’il se « souvient très bien de ces enfants qui sont morts sur la plage ». Le président israélien réplique alors qu’il « faut savoir se mettre à la place des autres : que feriez-vous si des dizaines, des centaines de roquettes s’abattaient sur Istanbul ? ». Erdoğan décide alors de prendre ses affaires et de quitter le débat, acclamé par ses partisans de l’AKP qui voient en lui un héros. L’opposition turque rappelle cependant que l’État d’Israël reste un allié et que le Premier ministre Erdoğan a manqué de respect à un prix Nobel de la paix. Le 18 février 2009, Shimon Peres entame des consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement. Dès lors, il se dit favorable à une grande coalition. Le 24 février, il ouvre la 18e Knesset. Le 20 mars, Peres rencontre au Beit HaNassi, la résidence présidentielle, le vainqueur désigné des élections législatives, Benyamin Netanyahou et le charge de former un gouvernement. Le 31 mars, Netanyahou est nommé Premier ministre et est investi le lendemain par la Knesset.

Retiré de la vie politique, Shimon Peres continue de voyager à l’étranger. Réputé infatigable, il est cependant victime de deux alertes cardiaques en janvier 2016. Le 13 septembre 2016, après une rencontre avec des dirigeants d’entreprises de nouvelles technologies israéliennes et vingt-trois années jour pour jour après la signature des accords d’Oslo, Shimon Peres est victime d’un accident vasculaire cérébral majeur qui le laisse dans un état critique. Il meurt le 28 septembre 2016 des suites de cet AVC, au centre médical Chaim Sheba.

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